Didier Malherbe

Didier Malherbe n’est pas qu’un musicien : c’est un poète aussi ! Il a, entre autres, écrit récemment un livre de poèmes sur le thème de l’anche : L’Anche des métamorphoses, dont il nous offre des extraits sur son site.

Ce qui est bizarre avec Didier c’est que notre relation s’est étalée sur une période tellement longue que je ne trouve pas d’anecdote marquante permettant d’en illustrer les étapes. Et c’est dommage parce que c’est quelqu’un qui a beaucoup compté dans ma vie.

Quand on s’est rencontrés la première fois, au festival de Tabarka il faisait partie de Gong dont j’ai parlé dans la page sur Tim Blake, mais on n’a fait que se croiser là-bas, car c’est surtout Tim qui focalisait mon attention à cause des synthés.

Par la suite j’ai revu Tim et j’allais souvent chez lui, et il s’est trouvé que comme Didier (et son épouse) partageaient la même maison, nous avons pu nous rencontrer de manière régulière.

À l’époque (1980-81) il avait constitué un quartet appelé Bloom qui a eu plusieurs formules. La deuxième était composée du bassiste Winston Berkeley, du batteur africain Agyemang, de Didier et de moi-même.

L’extrait ci-contre, du morceau « Whiskers » qu’il a mis en ligne sur son site avec d’autres vidéos, date de cette époque.

Au bout de peu d’années, et pour des raisons dont je ne me souviens plus, les membres de Bloom se sont séparés.

Avec Didier nous avons commencé à délirer tous les deux et on a mis sur pied ce Duo Ad Lib dont nous avons repris un des titres, « Lunch of Kisses » à l’occasion de nos retrouvailles pour un concert au Cabaret Sauvage, en 2008 (ci-contre).

On a tourné sous ce nom un peu partout entre 1982 et 1985 : Glastonbury, les cafés bretons, en Suisse à Lausanne, des tas de petits endroits en région parisienne.

Pour ce qui me concerne, j’avais un set-up composé du CP30 Yamaha (un instrument que j’aimais beaucoup !), Prophet 5, Mini Moog, et une petite boîte à rythmes Roland. Didier avait ses instruments, essentiellement flûte et saxo, il ne jouait pas encore du Doudouk.

Ce qui nous a séparés, c’est en fait l’intérêt grandissant que j’ai eu pour la musique africaine, qui m’a fait délaisser notre duo, mais nous nous revoyons toujours avec beaucoup de joie et de complicité, comme on peut sans doute le constater dans le morceau ci-dessus.